IL NE S’AGIT PAS de minimiser cette défaite. On peut, sans nul doute, l’attribuer à l’usure du pouvoir à mi-mandat ; on peut rappeler que la gauche avait largement gagné les régionales de 2004 et que, de ce point de vue, elle n’a pas fait de progrès ; on peut, enfin, recevoir l’argument selon lequel les enjeux régionaux n’ont que peu de rapports avec la politique nationale. On ne saurait, en revanche, ignorer un abstentionnisme qui exprime le dégoût de l’électorat à l’égard de la classe politique en général et du pouvoir en particulier.
Ces dix-huit mois qui seront décisifs
2012 : l’hypothèse raisonnable
Publié le 06/04/2010
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Beaucoup de nos lecteurs jugeront incongru que nous tentions, dans les lignes qui suivent, d’envisager une hypothèsse pour les élections de 2012. La crise, la dette, le chômage et la précarité sont des sujets infiniment plus brûlants. Il n’est pas inutile, cependant, de mettre en perspective la défaite de la droite aux élections régionales.
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