Gaffe, lapsus, estocade ?

Coupables, dit-il

Publié le 28/09/2009
Au cours d’un entretien télévisé, Nicolas Sarkozy a déclaré au sujet du procès Clearstream : « Deux juges indépendants ont déclaré que les coupables devaient été traduits devant le tribunal correctionnel ». Il s’en est suivi une énorme polémique nationale : toute personne est présumée innocente jusqu’à ce qu’elle soit condamnée.

IL EST ÉVIDENT que les deux journalistes qui interrogeaient le président auraient dû le relancer après cette déclaration. Ils diront qu’ils ne sont pas là pour lui donner une seconde chance. Avocat, gardien de la constitution, détenteur de la magistrature suprême, le chef de l’État n’est pas objectivement excusable. Il a commis une bourde de première grandeur qui, d’ailleurs, ne sert pas ses intérêts. Deux thèses s’affrontent : ou bien il s’agit d’un lapsus, ou bien M. Sarkozy l’a fait exprès. Dans les deux cas, on ne peut pas l’exonérer.

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