Le monde aujourd'hui

Dans la crise, les idées fusent

Par
Publié le 17/12/2019
Le fait le plus ironique, dans la crise du système de retraites, c'est peut-être le « contre-projet » présenté jeudi dernier par le chef du groupe LR, Damien Abad, à l'Assemblée. Dénonçant la notion d'âge-pivot à 64 ans, il propose en effet une augmentation de la prolongation des carrières d'un trimestre par an jusqu'à 65 ans, en démontrant à sa manière qu'il s'agit d'une notion originale. Personne ne lui a dit que c'était la même chose, en pire ?

Ce qui a conduit M. Abad à cette suggestion extraordinaire, c'est qu'il est convaincu qu'au terme d'une inéluctable négociation, le gouvernement finira par renoncer à la prolongation des carrières. Il agit en fonction de sa propre logique que l'on a bien du mal à partager : si les syndicats – y compris la CFDT, considérée comme une organisation réformiste, exaspérée par le projet qu'à présenté le Premier ministre, Édouard Philippe – refusent  tous que la date de départ soit repoussée, cela devrait signifier pourtant qu'ils n'adhèreront guère à la géniale proposition de M. Abad.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles

Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).

Je me connecte