Rien n'y a fait : ni la recrudescence de terrorisme censée rassembler le pays ; ni le coût, pour les grévistes, des journées non-travaillées, ce qui ne les empêche pas, d'ailleurs, d'en réclamer le salaire, revendication qui s'ajoute aux autres ; ni le coup porté par ce conflit social d'ampleur exceptionnelle bien dans la tradition française. Le calendrier abscons, d'une complexité trigonométrique, de ces arrêts de travail, fait déjà figure de repoussoir. Aller travailler, mais quel jour et à quelle heure ?
Le monde aujourd'hui
Grèves : trois mois de galère
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Publié le 03/04/2018
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Cette grève perlée à la SNCF, à compter d'aujourd'hui et pour trois mois, avril, mai et juin, sèmera le chaos dans l'économie française si elle est poursuivie jusqu'au terme prévu par les syndicats. La victoire sociale qu'ils recherchent n'aura pourtant pas lieu. Ils savent que le gouvernement, engagé dans une réforme emblématique, ne reculera pas. Les cheminots en souffriront autant que la population.
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