Le cas de Christine Boutin

La traque des prébendes

Publié le 14/06/2010
« Le Canard enchaîné » a révélé que l’ancienne ministre Christine Boutin, chargée par l’Élysée d’une mission sur les conséquences sociales de la mondialisation, recevait un salaire de 9 500 euros par mois, assorti d’une voiture avec chauffeur et d’un bureau. La présidente du parti chrétien-démocrate, associé à l’UMP, a décidé de poursuivre gratuitement sa mission.

L’OBSERVATEUR le plus attentif de la scène politique aura été surpris par l’ampleur de la polémique soulevée par « le Canard ». Car tout travail mérite salaire. En outre, l’État encourage les retraités à retrouver un emploi, lequel, depuis 2003, n’est pas exclusif du versement d’une pension. À 66 ans, Mme Boutin a le droit de cumuler pension et activité professionnelle. C’est parfaitement légal. Sauf qu’elle touchait 18 000  euros net par mois et que le climat de crise actuel ne prédispose pas l’opinion à l’indulgence en la matière.

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