La France déjà en campagne électorale

Le quinquennat écrase le temps

Publié le 25/05/2010
Trois ans à peine après la victoire de la droite aux élections de 2007, la classe politique ne s’occupe plus que de la préparation des deux grandes consultations de 2012. C’est un effet spectaculaire du quinquennat qui ne laisse guère à une majorité le temps de gouverner et, surtout, de réformer. Il est vrai que le septennat constituait une anomalie par rapport aux autres démocraties. En tout cas, la courte durée du mandat présidentiel relativise et explique la frénésie de Nicolas Sarkozy pendant ses trois premières années de mandat.

LES SUPPUTATIONS sur la candidature du président, sur les chances de Martine Aubry et de Dominique Strauss-Kahn font plus couler d’encre que la réforme des retraites ou la réduction indispensable et douloureuse des déficits. On ne niera pas son courage au gouvernement, engagé dans deux entreprises impopulaires, qui ne peuvent que taxer davantage les contribuables, et dont les obstacles sont probablement insurmontables. Dans l’opposition en revanche, on devine que l’annonce d’un programme alternatif est directement liée aux enjeux électoraux de 2012.

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