ROSA CANALE, pharmacienne d’une soixantaine d’années, est installée dans le centre de Rome, à quelques minutes à pied du Parlement. Un quartier touristique, habité en temps normal par une population aisée et parfois âgée. Et pourtant, Rosa Canale a du mal à boucler ses fins de mois. « Sous couvert d’aligner les prix des génériques vendus en Italie sur la moyenne européenne, le ministère de la Santé a taillé dans le vif. Résultat : - 40 % sur les étiquettes », explique Rosa Canale. Une mesure d’autant plus inacceptable qu’elle réduit le pouvoir d’investissement des pharmaciens.
Résignés ou en colère
Les pharmaciens italiens au bord de la crise de nerf
Publié le 04/07/2011
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De l’autre coté des Alpes, la vie des pharmaciens n’est pas un long fleuve tranquille. Et de Livourne à Turin, de Rome à Naples, c’est toujours la même phrase : « c’en est assez ! ». Les maux de tête des pharmaciens italiens s’appellent contrat de travail, réduction des prix des génériques, marge insuffisante, conditions de travail difficiles. Et pourtant, la plupart d’entre eux refusent de jeter l’éponge.
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