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Pénuries de médicaments : le point de rupture

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Publié le 10/11/2022

Depuis plusieurs mois, les industriels, et tout particulièrement les fournisseurs de génériques, alertent les autorités françaises et européennes des risques que fait courir l’inflation sur la production de médicaments. La hausse des coûts (de l’énergie, des transports, des matières premières) pourrait conduire à la mise à l’arrêt de certains sites, tandis que d’autres craignent des pertes irrémédiables de produits consécutives à d’éventuels délestages, le tout à l’aune des ruptures de médicaments qui n’ont cessé de s’aggraver ces dix dernières années.

Anti-infectieux, médicaments du système nerveux et du système cardiovasculaires sont parmi les classes les plus exposées

Anti-infectieux, médicaments du système nerveux et du système cardiovasculaires sont parmi les classes les plus exposées
Crédit photo : Garo/Phanie

Les signalements des ruptures et risques de ruptures d’approvisionnement de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) atteignent des sommets. Leur nombre est passé de 44 en 2008 à 2 160 en 2021 après des hausses spectaculaires en 2018 (871), 2019 (1 504) et 2020 (2 446). Et cela ne va pas en s’arrangeant, souligne l’Académie nationale de pharmacie, qui pointe les 3 278 signalements enregistrés pour les neuf premiers mois de l’année 2022.

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