Sous les pavés, la rage des pharmaciens

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Publié le 06/06/2024

De mémoire de pharmaciens, aucun mouvement de protestation n’avait connu un tel engouement, ni suscité une telle adhésion au sein de la profession. La mobilisation du 30 mai a démontré que des revendications légitimes et une cohésion forte pouvaient faire bouger les lignes jusqu’aux plus hauts niveaux de l’État.

But ultime du cortège, syndicats, groupements et étudiants ont été reçus à Bercy durant plus de 2 heures

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Crédit photo : Anton Karliner/SIPA

Si elle n’avait été réquisitionnée, Corinne Lovat aurait défilé dans les rues de Nantes, comme ses confrères

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Crédit photo : Fabienne Colin

C’est quasiment à l’unanimité que les pharmaciens ont baissé le rideau le jeudi 30 mai. C’est aussi d’une seule voix qu’ils ont scandé dans les rues de Nantes, Strasbourg, Lille, Lyon ou Marseille (liste non exhaustive !) leur colère contre les différentes menaces dont ils sont l’objet. Libéralisation de la vente en ligne, financiarisation rampante, érosion de leur marge ou encore pénuries de médicaments qui entament le temps consacré aux patients et rongent leur enthousiasme à exercer le métier.

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