Ce n’est qu’en 1933 que son virus fut formellement identifié. La grippe n’avait en fait d’espagnole que le nom, car elle provenait d’une souche porcine H1N1 asiatique, et s’était vraisemblablement d’abord déclarée dans plusieurs casernes américaines, avant de traverser l’Atlantique avec les soldats de l’Oncle Sam. Une première vague, au printemps 1918, passa relativement inaperçue, mais elle reprit de plus belle à l’été, et surtout à l’automne 1918, où son pic fut atteint. Enfin, une troisième vague, moins meurtrière, sévit encore de janvier à mars 1919.
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La grippe espagnole, cent ans après
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Publié le 14/05/2018
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Responsable de 40 millions de morts dans le monde, dont environ 250 000 en France, la grippe espagnole de 1918-1919 décima l’humanité comme peu d’autres pandémies le firent avant elle. Virulente et 25 fois plus létale qu’une grippe « classique », elle battit en brèche les certitudes des médecins et des pharmaciens de l’époque, mal préparés à la soigner.
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