Quand Jean Castex, que le grand public ne connaissait pas, a été nommé chef du gouvernement, il a sans aucun doute reçu une belle promotion. Il s'y engagé avec ardeur et confiance et il aurait pu dire, comme autrefois Raymond Barre, qu'il serait un Premier ministre « à part entière ». Il l'a été et l'est encore, mais il n'a pas la morgue d'Emmanuel Macron, de sorte qu'il a semblé sinon dépassé, un peu perturbé par l'acharnement de la pandémie. Depuis la réduction à cinq ans du mandat présidentiel, la notion de Premier ministre-fusible a perdu de ses vertus.
Le monde aujourd'hui
Le destin de Jean Castex
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Publié le 20/10/2020
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Si Emmanuel Macron a jugé utile de prendre la parole à la télévision pour annoncer à quelque vingt millions de Français qu'il les astreignait au couvre-feu pendant six semaines, c'est probablement parce qu'il craignait que M. Castex ne serait pas assez convaincant. Ce qui signe la perte de popularité du nouveau Premier ministre.
Castex, au centre, sur le perron de l'Élysée
Crédit photo : AFP
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