La montée en puissance de la mention « NS »

Enquête sur un inquiétant phénomène

Publié le 31/01/2011
L’augmentation du nombre de mentions « Non Substituable » sur les ordonnances des médecins, soulignée par plusieurs enquêtes, semble atteindre la côte d’alerte. Pour expliquer le phénomène, un défaut de communication et de formation serait avancé.

UNE ENQUÊTE BVA Healthcare de mars 2010*, portant sur les attitudes et comportements des médecins généralistes vis-à-vis des génériques, avait déjà suscité quelque inquiétude. Certes, 80 % des médecins interrogés considéraient que les génériques n’étaient pas des médicaments du passé, 63 % qu’ils étaient éprouvés sur le plan de leur efficacité et de la sécurité et 60 % qu’il n’y avait aucune raison de ne pas les prescrire en première intention. Mais, concrètement, les médecins paraissaient déjà moins engagés ou trouvaient même quelques raisons de renâcler.

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