Professeur de latin et chercheur au CNRS dans le domaine de la médecine antique, Muriel Labonnelie se consacre à l’étude des « cachets à collyres », dont on connaît actuellement 349 exemplaires, retrouvés sur tout le territoire de l’Empire Romain, de l’Angleterre à la Roumanie. Ces petites pierres parallélépipédiques, gravées en « lettres rétrogrades » (à l’envers), étaient taillées dans une variété de grauwacke, une pierre rare aux teintes vertes, originaire d’Égypte, qui servait aussi à confectionner des statues et des amulettes.
Cachets à collyres
Les premières notices de médicament étaient… romaines !
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Publié le 10/12/2018
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À l’image des comprimés d’aujourd’hui, les médicaments des Romains étaient déjà estampillés : leur nom et des informations sur leur provenance et sur leur usage étaient empreints sur le remède grâce à un cachet. Ces données permettent de mieux saisir les concepts médicaux et pharmaceutiques des Anciens.
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