Au Liban, Beyrouth, Baalbek et Byblos

Comme une île au milieu du désert

Publié le 21/02/2010
Sous un ciel azur propice à l’oubli, le pays des cèdres, meurtri par trois décennies d’une histoire tragique, renaît, grâce à son incroyable vitalité, entre sombres souvenirs et parfums d’Orient.

DANS L’AVEUGLANTE lumière méditerranéenne et l’air lourd exhalant les parfums mêlés de roses et de jasmin, de café, de cardamome et de vapeur d’essence, Beyrouth, l’ancienne cité phénicienne s’offre au regard telle qu’elle est, aussi déglinguée et désordonnée que charmante et envoûtante. Beyrouth, mélange d’Orient et d’Occident, où l’on vit à l’heure espagnole pour les dîners tardifs et les soirées jusqu’au bout de la nuit, où l’on passe allègrement du français à l’arabe et à l’anglais, où les cloches des églises chrétiennes font écho aux appels des muezzins.

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