Pagan et autres lieux vénérés

La Birmanie des sortilèges

Publié le 03/12/2012
La Birmanie impose un constat désespérant : à raison d’une dizaine de pagodes ou de stupas chaque jour, il faut plusieurs années pour visiter ce pays d’une beauté troublante et tragique. Rudyard Kipling affirmait que le vent qui fait frémir les cloches des temples invitait le voyageur à revenir sans cesse.

LES HOMMES de Pagan, fondée en 849, furent des bâtisseurs : 13 000 édifices religieux, stupas, pagodes, temples élevés dans la plaine de l’lrrawaddy en deux siècles. II en reste aujourd’hui un peu plus de 2 000. On peut imaginer l’émerveillement de Kubilai Khan, l’empereur mongol de la Chine, en entrant dans Pagan vaincue par une belle journée de 1287. « C’était comme aujourd’hui, en plus grand », dit le gardien du temple Ananda en tentant de recenser tous les monuments fantômes qui émergent de la brume matinale.

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