L’armée française intervient en Centrafrique

La deuxième guerre de Hollande

Publié le 09/12/2013
Il est difficile d’échapper à la conjonction des symboles : l’armée française est intervenue en Centrafrique, aussitôt que l’ONU lui en a donné l’autorisation et alors que Nelson Mandela mourait à 95 ans (1). Le président Hollande a tenu à rassurer ses concitoyens en promettant une bataille de courte durée qui aboutirait assurément à un succès. On sait ce qui anime le chef de l’État, contraint, une fois encore, de mettre un terme un désordre dangereux pour les Africains et pour le monde. Mais personne n’ignore que la tâche imposée à notre armée devient répétitive et place la France dans une position qu’elle ne souhaite pas occuper durablement.

BANGUI et le reste du pays sont livrés à une anarchie effroyable, accompagnée de crimes ignobles commis sur les civils, au nom d’un fossé qui séparerait les musulmans des chrétiens, mais, dans ce genre de conflit, tous les prétextes sont bons pour justifier l’assassinat, le vol, le viol et le pillage. La France n’avait pas le droit d’abandonner les Centrafricains à leur sort funeste, elle se porte à leur secours en prenant toutes les précautions juridiques, en écartant d’un revers de la main la stupide accusation de néo-colonialisme et elle fait tout cela contrainte et forcée.

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