Les adorateurs de l’orthographe, qui voudraient qu’elle soit figée pour l’éternité, ne décolèrent pas. Ils ne comprennent pas que des décisions prises en 1990 par l’Académie reviennent sur le tapis.
À l’époque, 2 400 changements avaient été prévus, notamment la suppression des traits d’union dans de nombreux cas, l’adaptation de l’orthographe à la phonétique (par exemple, ognon au lieu de oignon), la suppression partielle de l’accent circonflexe, vestige, ou plutôt fétiche des conservateurs, et quelques règles sur le participe passé et le pluriel des mots composés.
Le monde aujourd’hui.
L’orthographe en crise
Publié le 08/02/2016
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Comment une réforme de l’orthographe, décidée il y a 26 ans par l’Académie française, mais appliquée a minima dans la vie courante, est-elle devenue ces jours-ci une nouvelle pomme de discorde entre les Français ? Comme le dit Jean d’Ormesson dans « le Figaro », il semble que l’on assiste à une nouvelle opération « enfumage ». Empêtré dans une controverse au sujet des classes bilangues, le ministère de l’Éducation nationale aurait cherché un dérivatif. C’est réussi.
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