Une ancienne méthode aujourd’hui à l’avant-garde

Les phages, une armée de virus mobilisable contre l’antibiorésistance

Publié le 03/03/2016
La phagothérapie, délaissée au profit des antibiotiques fin des années 1980, pourrait reprendre du service pour déjouer l’antibiorésistance. Les bactériophages, ces virus tueurs de bactéries présents dans l’environnement à l’état naturel, ne sont pas de médicaments comme les autres. Leur développement se heurte aujourd’hui à une inertie politique et à un cadre réglementaire inapproprié. Les choses commencent à bouger, comme en a fait état un colloque le jeudi 18 février à l’Assemblée nationale.

Les bactériophages, ces virus mangeurs de bactéries, délaissés il y a une vingtaine d’années pour les antibiotiques, sauveront-ils la mise face à la montée inquiétante de l’antibiorésistance à travers le monde ? C’est le pari que fait le Centre français d’étude sur la phagothérapie (CEFEP), sous l’impulsion de médecins du Centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges (CHIV), les Drs Alain Dublanchet, microbiologiste et Olivier Patey, infectiologue.

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles

Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).

Je me connecte