Elles poussent là où les hommes se sont battus. Dans les fossés des forteresses, au pied des remparts, dans les clairières où l’on a dressé des tentes et des machines de guerre. Ces herbes, arrivées dans les ballots de fourrage, les sacs de céréales ou les paillasses des soldats, sont les archives involontaires des armées.
La pharmacopée des champs de bataille
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Les botanistes les appellent plantes obsidionales - du latin obsidio, le siège - comme si la terre elle‑même conservait la mémoire des conflits. Mais elles sont aussi, et c’est ce qui les rend fascinantes pour l’histoire de la pharmacie, les vestiges d’une pharmacopée en mouvement, transportée malgré elle par les guerres.
Sisyrinchium Angustifolium, ou fleurs bermudiennes américaines. Cette « herbe aux yeux bleus » a permis de retracer le chemin de l’armée américaine.
Crédit photo : DR
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