NOMBREUX sont les articles scientifiques à la lecture desquels on découvre un pharmacien certes doué mais doublé d’un caractère égocentrique et jaloux, n’hésitant pas à écrire pamphlets et des satires sur ses confrères. Paul Dorveaux dira qu’un seul de ses ouvrages, « L’art du distillateur d’eaux-fortes » (1773), mérite d’être tiré de l’oubli. Et Léo-Gabriel Toraude, le célèbre pharmacien-historien qui écrivit les biographies de tous les plus grands de la profession, s’exprima sur Demachy, en 1907, sans concessions, mais excusant sa propension à la critique par une enfance incomprise.
Histoire de la pharmacie
Jacques-François Demachy (1728-1803), le persifleur des apothicaires
Publié le 21/11/2011
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La vipère, ça connaît nos ancêtres les apothicaires. Certains utilisaient sa chair, « le principal fondement de la thériaque » d’après le dictionnaire de Furetière, d’autres son sang. Au sujet de l’apothicaire Jacques-François Demachy, c’est autre chose. Il fut ce qu’on appelle une « langue de vipère ».
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